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Le plan drastique d'Israël en cas de victoire des Palestiniens à l'ONU

12 septembre 2024

Source : Israël Hayom
Les cuivres tiennent des séances marathon pour élaborer un plan d'action alors que l'Autorité palestinienne réclame des mesures radicales. Si Ramallah met ses menaces à exécution et viole les accords d'Oslo, Jérusalem n'hésitera pas à "aller jusqu'au bout".

https://www.israelhayom.com/wp-content/uploads/2023/02/kohen-1-90x90.jpgPar  Shirit Avitan Cohen

Publié le  09-12-2024

Israel 'can live with' ceasefire motion US to bring up for UNSC vote

Le Conseil de sécurité des Nations Unies | Photo : Johannes Eisele/AFP

 Israël se prépare à une confrontation diplomatique de haut niveau aux Nations unies la semaine prochaine, alors que l'Autorité palestinienne réclame des mesures radicales contre l'État juif, y compris des appels à un embargo international sur les armes et à des sanctions. Les responsables israéliens ont élaboré une série de contre-mesures progressives, allant du gel des fonds à la rupture des liens de sécurité avec l'Autorité palestinienne, au cas où les Nations unies adopteraient les résolutions proposées.

Le cabinet diplomatique et de sécurité, le ministère des affaires étrangères et d'autres organes clés ont tenu des séances marathon pour élaborer des plans d'action. Ceux-ci vont de mesures graduelles à des coups potentiellement paralysants contre l'Autorité palestinienne, y compris l'arrêt des transferts de fonds et la rupture de la coopération en matière de sécurité.

La réponse d'Israël sera calibrée en fonction des actions palestiniennes à New York, où l'on s'attend à une avalanche de propositions et de votes anti-israéliens dans les jours à venir. Le crescendo sera une résolution de l'Assemblée générale appelant à un embargo international sur les armes et à des sanctions contre Israël.

Lundi, le Conseil de sécurité des Nations unies devrait se réunir pour discuter de la situation humanitaire à Gaza. Sigrid Kaag, coordinatrice principale des Nations unies pour l'aide humanitaire et la reconstruction à Gaza, devrait informer le Conseil.

Mardi, l'Assemblée générale ouvrira le débat sur la résolution présentée par les Palestiniens. Elle préconise principalement des sanctions et un embargo sur les armes, sans tenir compte des préoccupations d'Israël en matière de sécurité, sur la base de ce que les responsables israéliens appellent une lecture biaisée et extrême de la récente décision de la Cour internationale de justice. L'envoyé spécial d'Israël à l'ONU, Danny Danon, devrait prendre la parole pour dénoncer cette initiative et exhorter les nations démocratiques à rejeter une résolution qui, selon lui, ferme les yeux sur le terrorisme palestinien.

https://www.israelhayom.com/wp-content/uploads/2024/09/danon.jpgL'ambassadeur Danny Danon tient une photo de Hersh Goldberg-Polin, qui a été assassiné par le Hamas après avoir été kidnappé le 7 octobre, lors d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies le 4 septembre 2024 (Reuters/David 'Dee' Delgado). 

Le crescendo anti-israélien est prévu pour mercredi : un vote sur la résolution palestinienne, dont on s'attend à ce qu'elle soit adoptée avec une marge confortable. Israël n'ayant pas de droit de veto lors de ces votes de l'Assemblée générale, la bataille est rude. Ces mesures font directement suite aux efforts déployés en mai pour renforcer la position de l'Autorité palestinienne au sein des Nations unies. Aujourd'hui, en complément, ils visent à éroder encore davantage la position d'Israël dans le monde.

L'assaut diplomatique se poursuit jeudi avec une session "mensuelle" du Conseil de sécurité consacrée à la Cisjordanie. Présidée par le ministre slovène des affaires étrangères, elle portera sur la mise en œuvre de la résolution 2334 du Conseil de sécurité.

Cette résolution, adoptée au crépuscule du mandat du président Barack Obama en 2016, jugeait illégales les colonies israéliennes dans les territoires capturés en 1967 - appelés "territoires palestiniens occupés" par le Conseil de sécurité. "Les Palestiniens font régner la terreur diplomatique, et l'ONU est complice - c'est une nouvelle déchéance morale", a déclaré M. Danon à l'occasion d'une conférence de presse. Israël Hayom.

"Il s'agit d'une politisation flagrante et d'une mauvaise utilisation des ressources de l'ONU, qui consiste à consacrer une semaine entière aux questions palestiniennes tout en fermant les yeux sur les questions relatives aux droits de l'homme. 101 otages qui languissent à Gaza sans accès à la Croix-Rouge, et des centaines de milliers d'Israéliens déplacés par les attaques iraniennes sur plusieurs fronts. J'exhorte les États membres des Nations unies à s'opposer à ces mesures qui récompensent en fait le terrorisme et le massacre de civils innocents", a-t-il déclaré.

Alors que se déroulent des consultations diplomatiques de haut niveau, le ministre des affaires étrangères, Israël Katz, a chargé son équipe d'élaborer des mesures graduées à l'encontre de l'Autorité palestinienne. Si Ramallah met à exécution les menaces de l'ONU et viole les accords d'Oslo, Jérusalem n'hésitera pas à "aller jusqu'au bout", préviennent des sources diplomatiques.

Le ministère des affaires étrangères étudie les moyens de faire pression sur l'Autorité palestinienne, y compris le gel des transferts de fonds et la suspension de la coopération en matière de sécurité. Selon certaines sources, M. Katz entend faire respecter les accords d'Oslo en fermant les missions étrangères opérant sur le territoire de l'Autorité palestinienne.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu décidera finalement d'une escalade des mesures, après des mois de pression de la part du ministre des finances Bezalel Smotrich. "L'offensive diplomatique et juridique de l'Autorité palestinienne constitue une grave menace", affirme M. Smotrich. "Notre ennemi apparemment le plus faible est celui qui inflige le plus de dégâts. Davantage de ministres comprennent maintenant ce que je crie depuis 2016 - l'AP est plus un handicap qu'un atout."

 

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